Des clics et des claps : La belle et les bêtes

des clics et des claps

Resident Evil Apocalypse Extinction AfterlifeResident Evil : Apocalypse, Alexander Witt (2004)
Resident Evil : Extinction, Russell Mulcahy (2007)
Resident Evil : Afterlife, Paul W.S. Anderson (2010)

Après le succès de l’adaptation de Resident Evil par Paul W.S. Anderson, les producteurs n’allaient pas en rester là et la licence a donc été mise à profit avec pas moins de 3 suites à ce jour, ce qui en fait la plus grosse série de films adaptée d’un jeu vidéo. Il faut dire que Capcom n’est pas en reste pour exploiter sa licence à outrance avec pas moins de 19 jeux (sans compter les titres sur téléphones portables) au compteur!

On peut d’ailleurs noter que les films suivent d’une certaine manière l’évolution de la série, en particulier dans le choix des monstres. Le Nemesis, apparu dans Resident Evil 3, est l’adversaire central d’Apocalypse, le combat final d’Extinction reprend le combat de Jill à la fin de Code Veronica, et le bourreau d’Afterlife est tout droit sorti de Resident Evil 5. De la même manière les zombies d’Afterlife ont évolués et sont plus proches des Ganados de Resident Evil 5 que des zombies originel. Et que dire du combat entre les deux Redfield et Wesker qui est quasiment une reprise plan par plan de la cinématique du jeu? Bref l’univers des films continue de se baser essentiellement sur l’imaginaire développé dans les jeu et fait finalement preuve de peu d’imagination.

On peut noter également ce manque d’originalité dans le fait que les réalisateurs semblent se croire obligés de nous reservir à chaque fois un laboratoire secret (quand ça n’est pas aussi un manoir) ainsi que la trilogie corbeaux/chiens/zombies et que du coup, forcément ça lasse un peu. De plus, l’ambiance des films évolue davantage vers le film d’action (en particulier Exctinction avec ses faux airs de Mad Max) que vers le film d’horreur, à l’instar des jeux. On aime ou on n’aime pas, personnellement j’opte pour la seconde solution (et ça vaut aussi pour les jeux).

Cependant il est sympathique de voir que l’appariton de certains personnages phares de la série (Jill, Carlos, Claire et Chris Refield, d’une certaine manière Nemesis) se fait aux côtés de personnages inconnus du jeu (L.J, K-Mart, Luther et bien sûr Alice). De plus, l’univers des films n’est pas orthodoxe dans la chronologie des jeux et diffère par certains points (Wesker promu président d’Umbrella par exemple). Du coup, plutôt que de compléter la série en offrant plus de background, on peut dire que les films constituent une sorte de mythologie à la fois parallèle et croisée avec les jeux, ce qui constitue en fait leur seul élément d’indépendance et d’originalité.

Pour terminer, on peut souligner les efforts d’Afterlife pour proposer quelques emplois intelligents de la 3D même si je reste toujours foncièrement sceptique sur l’intérêt de cette technologie pour le moment (à part pour les cinémas qui augmente leur marge bien sûr!). Même si ça n’est toujours pas ça, c’est toujours mieux que le dernier Spiderman ou que la version revue de Star Wars – Episode 1

C’est ainsi que se conclut notre parcours au pays des zombies mais je vous donne rendez-vous la semaine prochaine dans les salles obscures pour la sortie de Resident Evil : Retribution.

Respect de l’univers

Ambiance

Divertissement





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